village près de l'Aigoual
L'Espérou
Texte et recherches iconographiques : Elisabeth Daudemard-Grégnac

Les maisons forestières (Puéchagut, Cazebonne, St Sauveur des Pourcils, La Serreyrède, Montals, Roquedol, Valbelle, Aire de Côte, Le Marquairès, La Canayère) furent installées dans les anciennes fermes des domaines achetés par l'Etat.
Elles étaient habitées toute l'année par les préposés et en été par les officiers qui venaient diriger les travaux et marteler les coupes.
Les gîtes (Les Gardies, Ginestou,...) servaient au campement des officiers, préposés, surveillants et ouvriers, pendant les travaux de reboisement, d'aménagement et de martelage.
Puechagut
Les petits abris, très nombreux, de 4 ou 5 m2, dispersés en forêt, étaient indispensables pour abriter le personnel pendant les orages.
Le réseau téléphonique établi par le service forestier pour relier entre elles les maisons forestières, fut le premier service téléphonique installé dans le massif de l'Aigoual. Relié de la maison forestière de la Serreyrède au réseau général des P.T.T. il permettait aux préposés de communiquer avec le médecin, le pharmacien et les fournisseurs. Il était nécessaire à la rapide signalisation des incendies et à la concentration du personnel dès le début du sinistre.
Le reboisement a donc contribué à l'équipement du haut pays en routes, ponts, chemins et téléphone.
De cette vaste épopée de l'Aigoual subsistent, aujourd'hui, ces grandes maisons forestières, isolées, abandonnées, en ruines pour certaines, dans lesquelles les gardes de l'O.N.F. ne veulent plus vivre avec leur famille.
Charles Flahaut, à partir de 1902, créa dix arboretums. Eux aussi sont délaissés, hormis ceux de l'Hort de Dieu, de la Foux, de Cazebonne et de Saint Sauveur où l'on peut toujours voir les hautes silhouettes de quelques grands arbres exotiques.